Le forum RPG de la série de Erik L'Homme et Pierre Bottero.
 
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 Agent Stagiaire Floral de Lune-Roy ♕ Un Don et une Malédiction ♛

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Floral de Lune-Roy
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Messages : 4
Date d'inscription : 27/07/2011
Age : 21

MessageSujet: Agent Stagiaire Floral de Lune-Roy ♕ Un Don et une Malédiction ♛   Dim 27 Nov - 22:28

Floral De Lune-Roy


>> Identité

    Nom : De Lune-Roy
    Prénom : Floral Rebecca Hope
    Âge : 18 ans
    Sexe : Féminin
    Nationalité Franco-anglaise (père français et mère anglaise)
    Rang/Métier : (Agent stagiaire, lycéen, étudiant...) Agent stagiaire de l’Association et étudiante en botanique
    Race : (humain, troll, loup-garou, vampire...) Humaine

    Pouvoir(s) : (si paranormal)

    Paranormale.

    Je ne sais pas vraiment quoi entrer dans cette catégorie. En fait, je suis une fille parfaitement normale, qui possède une chance incroyable. Eh ouais, vous vous dites, c’est un pouvoir de malade ! Mais en fait non, c’est plutôt une malédiction. Au début, je me disais : « Ouah, mais c’est génial, je réussis tout ce que j’entreprends ! » Voilà où est la malédiction. En réalité, c’est un pouvoir fluctuant et très capricieux, du genre qui dépend du sens du vent, du réseau téléphonique ou du chant des baleines à la pleine lune. C’est plutôt super dangereux, d’ailleurs, car si on a trop confiance en soi, on peu se dire, genre : « Tiens je vais sauter d’une falaise, c’est trop marrant, et je vais pas mourir, hein, puisque j’ai trop de chance ! » Et là on se revoie au paradis. Ce n’est qu’une hypothèse, mais il me semble que ce don ne procure pas vraiment une chance infaillible. Quand le Destin a décidé quelque chose, eh bien ce quelque chose arrivera, qu’on le veuille ou non. Mais disons que les chemins pour y parvenir sont très différents les uns des autres.


Arrow Exemple ici :

Spoiler:
 


>> Les détails

    Caractère : (au moins 5 lignes)

    Je suis globalement une fille sympathique. Enfin, c’est le cas avec mes amis. Pour le reste de la terre, nous utiliserons plutôt le terme… Sauvage ? Ça doit être ça. Je ne suis pas méchante, cruelle, je ne cherche pas la baston à tout prix, mais il ne faut juste pas me chercher. Je n’empiète pas sur votre territoire, vous n’empiétez pas sur le mien. La plupart du temps, les gens semblent le comprendre et gardent leurs distances, mais il arrive forcément qu’un imbécile prenne la ô combien inconsidérée décision de pénétrer mon espace vital. Et là, c’est à ses risques et périls. Il risque de s’en prendre plein la face. Oralement, s’entend. J’ai un de ces sales caractères, mais alors, vous vous imaginez même pas ! Je suis toujours soit très ironique (dans mes bons jours), soit carrément brutale (mode nightmare on). Je suis aussi extrêmement indépendante, et je tiens à ma liberté. Je déteste qu’on me dise ce que je dois faire (prenez pas ça pour vous Walter ! Et vous non plus Mlle Rose !). Vous verrez plus tard pourquoi. La plupart des gens me trouvent bizarre, parce que j’aime bien faire des trucs pas communs. Ça ne vous est jamais arrivé de vous allonger dans l’herbe pour regarder la forme des nuages, puis l’arrivée des ombres, et progressivement, la tombée de la nuit et l’apparition des étoiles, pour apprécier la douce caresse du vent vespéral ? Eh bien moi, je fais ça plutôt souvent, ça me permet de réfléchir. Ce qui me fais en arriver à mon côté un peu tête en l’air. Si je n'avais pas mon don de chance, je crois que je me casserais la figure en terrain plane (c’est pas sûr, hein !). Alors, pour ne pas perturber l’équilibre (hum), il faut toujours que je me ramasse sur les marches, rebords, et ce genre de trucs. La fatalité, vous comprenez. J’aime pas taper la discute aux gens que je ne connais pas, mais avec mes amis (si, si, j’en ai !), je ne suis pas du tout comme ça. J’aime bien raconter ma vie. Et écouter celle des autres aussi, n’allez pas croire que je suis égocentrique. C’est même plutôt le contraire. Je suis assez attentive aux autres (seulement mes amis, hein, faut pas pousser), et je me targue de souvent trouver solution à leurs problèmes. Sans doute parce que j’ai des idées très recherchées (et non pas saugrenues), auxquelles personne n’a pensé. Ou alors ils y ont pensé et ont eu peur qu’on se foute d’eux.


    Physique : ( au moins 3 lignes)

    Je commencerai par les points négatifs (c’est une technique basique : se débarrasser de suite de l’embarrassant !). Je suis très petite. Voilà mon plus grand complexe. Pas de petite taille, non. Vraiment petite. Je mesure exactement … (roulement de tambour) … (encore) … un mètre cinquante-deux. Voilà, c’est dit, c’est fait. Vous savez maintenant pourquoi je ne tente pas de taper les gens. Mais ne c’est pas du nanisme, non. Mon corps est aussi bien proportionné que le vôtre (si vous n’êtes pas nain). Continuons le tour du propriétaire. Il se trouve que j’ai des formes plutôt correctes pour ma (si) petite taille. Ce qui fait de moi un fantasme sur pattes. Vous n’imaginez pas le nombre de mecs qui raffolent de ce côté fillette. Dingue(s).

    Les points positifs, maintenant. Eh bien, en fait, mis à part ma petitesse, je me trouve plutôt jolie, donc ça va. Sinon, je pourrais apprécier mes formes, si j’étais un tantinet plus grande. Heureusement que mes yeux bleu ciel sont là pour contrebalancer un peu. Quand je ne souris pas, ça me donne un regard perçant et passablement inquiétant, ce qui n’est pas pour me déplaire. Mes cheveux, ensuite, sont noirs, mi-longs, et j’ai une petite frange. Ils sont lisses mais avec quand même un peu de volume, ce qui les rend faciles à coiffer. Et à décoiffer. En effet, j’ai beau les brosser bien comme il faut le matin, eh bien comme je suis tout le temps en retard (ou juste à l’heure de temps en temps, ça m’arrive) je dois me dépêcher et le plus souvent courir, ce qui les ébouriffe immanquablement. J’ai donc toujours des mèches rebelles, ce qui me plait quand même, dans l’absolu. Je précise que je suis coiffée avec un litre cinq de laque, sur ma photo d’identité, au cas où vous ne me reconnaitriez pas. Je suis très menue et mince (merci les 1m52…), ce qui est bien car je peux porter presque tout ce que je veux. Si les tailles descendent jusque là. Non j’exagère. Ils pensent aux petits dans le monde de la mode ! Je m’habille relativement normalement, quoi qu’un peu style année 80, rock et tout, c’est-à-dire jean déchiré et tee-shirt Ramones ou autres.




    Histoire : ( au moins 10 lignes)

    Je naquis il y a dix-sept ans, dans une petite commune française appelée Lune-Roy, sur la côte Atlantique. Ma famille vivait dans le manoir homonyme, situé dans la campagne environnante, à la périphérie du village.
    Ma famille est très ancienne, et c’est un de mes ancêtres qui fonda la ville il y a cinq siècles. Notre nom est donc plus ancien encore. Alors qu’il y a un siècle la Maison De Lune-Roy était très importante, à l’époque de mon enfance, elle s’était quasiment éteinte. En effet, si la fortune familiale était intacte, les différentes branches s’étaient éteintes et, sans postérité mâle, le nom avait disparu. Le dernier homme à le porter était mon père.
    Je me rappelle encore des paysages de ma lande natale. Si belle et si sauvage. Des buissons secs, des rochers pointus, la vue sur l’océan et l’odeur de sel qui m’est si chère. À mes souvenirs, j’associe ces odeurs, toujours aussi vives, toujours aussi fortes. La brise aussi. Qui soufflait comme une tornade, et ébouriffait mes cheveux dans un concert de claquements, comme les ailes des goélands. Qui ne parvenait pas à couvrir le bruissement des vagues s’échouant sur les rochers. La lente et profonde respiration de la mer. Cette musique apaisante que j’écoutais, assise au bord de la falaise, savourant la liberté que me procurait cette vue, lorsque mon regard était rivé sur l’horizon, grand comme l’univers, qui m’appelait. La pluie ensuite, glacée et violente, un déchaînement de rage des cieux, exultant dans leur furie. Les vagues encore, mais cette fois réveillées, qui abattaient la puissance destructrice de leur courroux sur les falaises escarpées où je me tenait par beau temps. Je sortais souvent, sur le perron, pour sentir la fraîcheur des bourrasques sur mon visage. Par ce temps, je me sentais incroyablement vivante, libérée de tout. Je me sentait tellement bien.

    Mon malheur commença le jour même de mes dix ans. Ce jour-là, une femme se présenta chez moi. C’est mon père qui lui ouvrit. Elle se présenta comme la sœur de ma mère. Lorsque cette dernière, entra dans le couloir, elle lâcha le plat métallique qu’elle tenait, qui s’écrasa au sol avec fracas. Je revois encore son regard : mélange d’horreur et d’incrédulité, elle semblait prête à défaillir.

    - Ravie de te voir, petite sœur.

    - Sors d’ici
    , gronda ma mère, toujours aussi pâle, mais désormais plus dure que je ne l’avais jamais vue être.

    - Je t’ai connue plus accueillante.

    Elle entra, et se dirigea vers ma mère.

    - Il faut qu’on parle, Kaitlin.

    - Va-t’en.

    - Pas avant d’avoir parlé.


    Sur ces mots, elle s’engagea dans l’escalier. Ma mère ne bougeant pas, elle se retourna :

    - Je ne partirais pas avant que nous ayons discuté. Alors autant nous-y mettre de suite.

    Ma mère nous lança un regard d’excuse, à mon père et à moi, puis suivit sa sœur. Une demi-heure plus tard, elles redescendirent. Je me précipitai dans le couloir. Ma mère avait l’air hagard. Je m’approchai d’elle, lorsque ma « tante » qui se dirigeait vers la sortie, se retourna subitement. Elle ressemblait beaucoup à ma mère ; mêmes cheveux châtains, brillants, mêmes yeux bleus comme le ciel. Mais je décelai quelques différences : le visage de ma mère avait les traits plus doux, et son regard affectueux n’avait que sa teinte en commun avec celui, farouche et sauvage, de cette femme. Elle me fixait, les yeux luisants.

    - Voici donc ta fille, Kaitlin. Elle te ressemble. Floral, je crois ? Je suis ta tante, Faith Alexander. Ravie de te connaître.

    - Laisse-la, Faith. Elle n’a pas le don. Tu n’en feras pas ta disciple. Je ne le permettrais pas.

    - Oh, mais si, elle l’a
    , souffla Faith.C’est extrêmement faible, elle ne sera jamais qu’une piètre magicienne, mais elle l’a. Et rassure-toi, je ne m’encombre pas d’élèves. Sauf des meilleurs, évidemment.

    Elle posa la main sur mon front.

    - Laisse-la, je t’ai dit ! s’écria ma mère. Je t’interdis de toucher ma fille !

    - Mais voyons ma chère sœur
    , susurra Faith d’un air sournois qui me fit froid dans le dos. N’ai-je donc pas le droit de parler à ma nièce ? Elle reporta son attention sur moi. Je te souhaite beaucoup de chance dans la vie, Floral. Tu en auras besoin. Lorsque le destin a décidé de ta destination, il est insensé de vouloir l’éviter. Mais on peut toujours tenter de trouver un chemin plus agréable. Elle se redressa. J’aurais aimé te rencontrer plus tôt, mais j’imagine que ta mère ne le voulait pas. Quelle folie de vouloir fuir sa famille… Mais la Famille n’oublie jamais. Oui… Il est tellement, tellement naïf de vouloir échapper à son destin. Tu aurais pourtant du t’en souvenir, Kaitie. Sur ce je vais vous laisser, maintenant. Bonne soirée, Kaitlin, Floral.

    Elle sortit, et nous restâmes ainsi, dans le couloir, regardant l’une et l’autre la porte béante. Puis, ma mère ferma le battant, me prit par les épaules, et me ramena dans le salon. Jamais nous ne reparlâmes de la visite de Faith. Je ne sus jamais ce qu’elle voulait, ni qui était la Famille dont elle avait parlé. Je m’interrogeait néanmoins sur la signification de ces paroles. Une magicienne… De quoi donc parlait-elle ? Jamais je n’avais remarqué quoi que ce soit dans mon comportement. Mais peut-être était-ce du à ma piètre condition, dont elle avait parlé ? Quand bien même, si c’était héréditaire, ma mère n’aurait elle pas du être pourvue de ce don ?

    Le brouillard était soudainement descendu sur la terre, sur la mer, et avait masqué mon horizon, avait rendu ce qui était proche de moi flou comme au travers d’une vitre embuée. Rien n’avait vraiment changé, sinon que j’avais désormais conscience de choses que j’aurais préféré ignorer. Même alors, je ne connaissais pas encore la nature de ma malédiction.

    Je n’en fis réellement la première expérience que lorsque j’avais douze ans.

    Nous étions en vacances dans le sud de la France. La soirée d’été venait de débuter et nous rentrions d’une promenade dans le village. Le temps était magnifique, et le ciel intensément teinté par le flamboiement du soleil couchant. Nous marchions au bord de la route, riions et ne nous inquiétions pas de quoi que ce fut. Ce n’est que lorsque nous entendîmes un crissement de roues que nous nous retournâmes. Une voiture fonçait sur nous à toute allure, dans un dérapage mortel. J’étais entre mon père et ma mère, le véhicule arrivait droit sur moi. Mais le bord du trottoir fit dévier légèrement sa trajectoire, et avant même que j’aie pu esquisser le moindre mouvement, avait heurté mon père de plein fouet. Je fus frappée par l’arrière de la voiture, qui me jeta au sol, ainsi que ma mère, et perdis connaissance. Deux heures plus tard, je me réveillai à l’hôpital. Ma mère se tenait devant moi, les yeux humides et l’air désorienté. Lorsque je bougeai, elle croisa mon regard.

    - Il est mort, m’annonça-t-elle d’une voix brisée.

    Je la regardais dans les yeux, espérant y déceler l’ombre d’un mensonge. Mais c’était la vérité. Deux jours plus tard, nous étions de retour au Manoir, après l’enterrement. Ma mère marchait à mes côtés, toute vêtue de noir. Droite et forte, les yeux secs et l’air déterminé, elle prenait son souffle pour entrer dans la demeure comme dans la vie, où mon père serait désormais à tout jamais absent. Elle était un bloc de granit dans ma vie, auquel je pouvais m’amarrer lorsque je sombrais, et son soutien infaillible et total me sauva plusieurs fois où je me trouvais au bord de la folie.Nous surmontâmes cette épreuve ensemble, et nous relevâmes ensemble, comblant le trou béant laissé par mon père par toute la force qu’il nous avait laissé.

    C’est le jour de mes quinze ans que mourut vraiment l’enfant que j’étais. Ma date anniversaire soit maudite, car elle marque la plupart des évènements les plus importants de mon existence. Les plus dramatiques, aussi. Ma mère m’avait emmenée dans une bijouterie. Elle voulait m’offrir un bracelet en argent, comme il était de tradition dans la famille De Lune-Roy. Ma mère payait le bijou, je m’étais approchée de la vitrine pour regarder la rue. J’entends encore la clochette de la porte tinter. L’homme entrer, sortir un pistolet de sa veste. Et le pointer sur le bijoutier. Il lui hurle de vider le contenu des vitrines et de la caisse dans un sac. Sa voix rocailleuse et dure résonne dans la pièce. Puis les cris aigus des clients terrorisés. Le bijoutier tente de la calmer, mais le forcené, lui, me met en joue et répète l’ordre. Je tombe à genoux. Le canon de son arme est à deux mètres de ma tête. L’alarme se déclenche. Une sirène quasi-ultrasonore qui vrille mes tympans. Le doigt du criminel qui se crispe sur la détente, le cri de ma mère qui s’élance vers moi. Alors qu’elle se trouvait à une dizaine de mètres de moi, ma mère se trouve subitement sur la trajectoire du tir. La balle la touche en pleine poitrine et elle est projetée vers moi. Je m’effondre auprès d’elle, et tente de croiser son regard, sans égard aucun pour les clients affolés, le braqueur qui prend la fuite. Les yeux de ma mère, si semblable aux miens, me fixent avec toute la tendresse dont le monde est capable. Je sens sa main se raidir dans la mienne, puis se relâcher doucement, tandis que ses yeux se ferment avec lenteur. Un dernier souffle s’échappe fugacement de son corps, puis plus rien. Ma mère est morte. Le rocher de mon existence vient de s’effondrer. Je hurle.

    Je ne suis pas morte ce jour-là. Ni la fois précédente. Ma chance est ma malédiction. Celle qui me fera tout perdre, pour mon bien.

    Alors que mon monde s’écroule, je survivais, encore et toujours. Fini le temps où mon chez moi douillet, chaud et convivial m’attendait. Le manoir, désormais froid et vide, béait porte ouverte, complainte adressée aux dieux et aux cieux, pour les malheurs de ma famille. Trop hagarde pour voir le monde et les hommes pulluler autour de moi, je me retrouvai sans trop savoir comment dans un centre spécialisé à la périphérie de Paris, où j’étais suivie par un psychologue, un parrain, qui ne me voulaient que du bien. Mais le seul bien auquel j’aspirais, c’était le néant. Pas la souffrance, ni la mort. Rien que le vide. L’oubli pur et simple. Je réchappais à divers accidents, plus que je ne saurais me rappeler, de façon totalement anarchique et inattendue, me cassant le poignet là où j’aurais du me rompre le cou. Au fur et à mesure que le temps passait, le désir d’abandon s’étiola. Je voulais que l’univers sache qui je suis, et qu’il me craigne. Cette volonté futile est mon apanage, qui me suit encore aujourd’hui, éternelle comme une tache de sang que l’eau de pluie ne parvient à effacer. Mon seul et unique plaisir venait de ma passion dévorante pour la botanique et les plantes en général, et, lorsque les autres sortaient en ville en petits groupes d'amis, je m'aventurait seule dans le bois joutant le domaine du centre, armée d'un livre emprunté à la bibliothèque, en quête de nouvelles plantes pour compléter mon herbier. Mais même ce loisir ne pouvais combler tous les vides de ma vie. Je commençai donc à flirter avec l’interdit, repoussant sans cesse les limites, les miennes et celles des gens autour de moi. Je fis la rencontre d’un groupe d’ « amis ». Des potes du centre qui, comme moi, étaient en marge de la société, et l’assumaient. De nombreuses soirées furent ainsi réchauffées par les rires amers, le goût de la bière et de substances qui nous faisaient paraître le monde moins pourri, plus acceptable.

    L’Association me contacta peu avant mes dix-sept printemps. Il y a quatre évènements dont je me souviens à la perfection, point par point. Trois sont cités ci-dessus. Ma première rencontre avec Walter est la quatrième.

    La psy entra dans ma chambre sans frapper. Heureusement pour elle, je ne relevai pas.

    - Quelqu’un veut te voir, Floral.

    - Je suis occupée.

    - C’est important.

    - Oh, mais ce que je fais aussi, crois-moi.

    Avec un soupir excédé, elle tourna les talons et sortis sans fermer la porte. J’allais me lever pour le faire moi-même lorsqu’un homme entra.

    Un clown.

    Il était vêtu de façon totalement anarchique, outrepassant généreusement et la règle des trois couleurs, et la surcharge pondérale, et l’hypersudation. Je pense pouvoir décrire approximativement sa tenue, mais je n’ai aucune certitude : mes nerfs optiques avaient partiellement fondu. Il me semble qu’il portait un pantalon en velours rouge bordeaux. Ça peut être classe, chez un homme respectable (pas sûr), qui a à peu près la cinquantaine (au bas mot), avec une veste assortie. Aïe. Il portait bien une veste de costume, mais d’un bleu électrique passablement… ocularo-cérébralement irritant. Oui, c’est un néologisme. Mais Robert l’adoptera aussitôt lorsqu’il aura vu ce que j’ai vu. Un mouchoir vert pomme à pois roses dépassait de la poche de poitrine. Mais, comme un iceberg (dont il possédait le tour de taille), le plus important se cachait sous la surface. Une chemise orange. Non, je ne rigole pas. Une chemise orange brodée de fleurs au fil d'argent à l'ourlet. Ces fleurs de lys sur fond orange sont à tout jamais gravées sur ma rétine. J’en vois encore parfois le spectre lorsque je regarde une ampoule allumée trop longtemps. Je me sentis toute bête avec mon simple jean troué et mon tee-shirt Eurythmics délavé et froissé. Moi qui voulait me démarquer des autres, j’étais on ne peut plus coiffée sur le poteau. Il sortit le mouchoir de sa poche et, pendant que je remarquais les taches assez suspectes qui le maculaient, il prit la parole :

    - Floral, je m’appelle Walter. Je représente une école de botanique parisienne et, ayant vu ton dossier, je souhaiterais t’offrir l’opportunité de rejoinder nos bancs.

    - Comment vous me connaissez ? demandai-je de but en blanc.

    - Eh bien ton dossier nous a été recommandé par un de tes professeurs. il semblerait que la botanique soit ta grande passion. C’est merveilleux. Notre établissement s’est fixé pour but de transformer de ce genre de passion d’adolescent en un métier. Mais, je ne souhaite pas m’imposer. Si ça t’intéresse vraiment, nous pouvons fixer un rendez-vous pour en parler plus sérieusement. Qu’en dis-tu ?

    Nous nous rencontrâmes le lendemain, dans le parc du centre. Le temps était clair et tiède, les oiseaux piaillaient, bref, une belle journée en somme. Malheureusement, en descendant l’escalier y menant, je glissais à six marches de la fin, et vis le sol arriver un peu trop vite. Un enseignant qui passait en sens inverse me rattrapa in extremis, sauvant mes genoux et sans doute le reste de mon anatomie de la douleur et des bleus. Une fois remise de cet incident malencontreux, nous, Walter et moi pûmes aller déambuler nonchalamment un peu dans les allées.

    - Tu as bien failli te faire mal tout à l’heure, entama-t-il.

    - Oui, tout va bien heureusement.

    - Une sacrée chance que ce professeur ait été là, pas vrai ? ajouta-t-il avec un rire.

    Je le regardais du coin de l’œil et ne répondis pas. Quelque chose clochait. Grave, même. Soudainement, je me méfiais vraiment de lui. Même l’appât d’une super école de botanique ne suffisait plus à endormir ma vigilance. Je m’arrêtai.

    - Qu’est-ce que vous me voulez ? martelai-je d’un ton menaçant.

    - Il y a quelque chose de particulier chez toi, Floral, tu le sais. Tu l’as déjà expérimenté, et peut-être même que tu te doutes de son existence et de sa nature.

    - De quoi vous me parlez, m*rde ! explosai-je.

    - C’est tragique ce qui est arrivé à ta mère. Tu as eu beaucoup de chance de t’en sortir. Cet accident, qui a pris la vie de ton père, est dramatique également. Un vrai coup de chance que cette voiture t’ait seulement jetée à terre et non tuée.

    - Taisez-vous ! Vous ne me connaissez pas ! Vous ne savez rien ! Laissez-moi ! hurlai-je en prenant ma tête entre mes mains.

    - Je ne te veux pas de mal, Floral, sache-le.

    - C’est ce qu’ils disent tous ! terminai-je avec tous le dédain dont je pouvais faire montre.

    Là-dessus, je tournai les talons et m’enfuis en courant dans les bois. Je me réfugiai sous le chêne centenaire, à l’orée d’une minuscule clairière. Sortant une cigarette de ma poche, je l’allumai et la portai à mes lèvres. Je fixais le soleil, sans égard pour les larmes qui coulaient sur mes joues. Oui… Ma chance m’avait protégé de la mort, mais au prix de quoi ? Que vaut sa vie propre, comparée à celle de ceux qu’on aime. Qui était vraiment le responsable de ces évènements. Le conducteur ivre, le criminel désespéré, ou moi ? Si j’étais morte, comme je l’aurais du ces deux fois-là, que ce serait-il passé ? Je poussai un soupir et baissai la tête vers le tapis de feuilles mortes, et réfléchis à toute cette histoire. Qui était vraiment Walter ? Comment savait-il tout ce qu’il savait ? Que me voulait-il vraiment ? Pourquoi était-il là ? Tant de questions, et une certitude : j’avais besoin de ces réponses. Je me levai vivement, jetai ma clope dans une flaque d’eau datant des dernières pluies, séchai mes larmes et me mit à courir en sens inverse. Revenue dans l’allée, je regardai de chaque côté, et, curieusement, mit un moment à le trouver. Pour cause, le banc sur lequel il s’était assis se trouvait au milieu de parterres de fleurs colorées. Je marchai jusqu’à lui, puis me laissai tomber à côté de lui.

    - Qui êtes-vous ? Comment savez-vous tout ça sur moi ? Que me voulez-vous ? Pourquoi êtes-vous là ? débitai-je à toute vitesse, pressée de me libérer de tout ce qui m’oppressait.

    Il rit doucement, puis prit une grande inspiration.

    - Comme tu le sais déjà, je m’appelle Walter. Mais je suis également le dirigeant de l’antenne française d’une association appelée… l’Association. C’est une organisation qui a pour but de réguler les créatures étranges et dangereuses, appelées les Anormaux, en employant des humains possédant des capacités particulières. Nous les appelons les Paranormaux. Je sais tout cela parce que si l’Association ne sait pas tout, elle sait beaucoup, et le genre de choses qui t’est arrivé, ça ne passe pas vraiment inaperçu, même pour un œil moins exercé que le nôtre. Quelques recherches simples auront complété les informations dont nous avions encore besoin. Je te l’ai déjà dit, je ne te veux pas de mal. Je suis là pour te dire que tu es une Paranormale. Ton don, bien que subtil à la base, peut avoir des applications immenses, comme constaté avec tes parents. La chance que tu possèdes est surnaturelle, et elle peut-être très utile pour l’Association. Je ne te cache pas que ton adhésion à nos rangs nous serait vraiment bénéfique. Mais nous pouvons également te rendre des services, dans la mesure de nos, en toute modestie, importants moyens. L’école de botanique dont je t’ai parlé par procuration, par exemple, sera évidemment prête à t’ouvrir ses prestigieuses portes. En raison de ton bon dossier, mais si jamais un candidat au concours tente de soudoyer quelque jury, sache que les mots de l’Association valent plus que l’intégralité de son compte en banque. Ensuite, nous pourrons te trouver un appartement, et même payer le premier mois de loyer si besoin. Bien que ton héritage soit plutôt conséquent.

    Il s’arrêta et me fit un peu discret mouvement de sourcils pour m’inviter à répondre. Je gardai cependant le silence, assimilant toutes ces informations dans mon disque dur et en faisant la synthèse.

    - Les Anormaux, c’est quoi au juste comme… créatures étranges et dangereuses ? demandai-je.

    - Trolls, goules, vampires, garous, gobelins et toute la compagnie. Mais rassure-toi, tous ne sont pas dangereux.

    Je déglutis, inspirai à fond, bloquai, puis relâchai doucement mon souffle.

    - Ok. J’accepte votre offre.

    - Ça me fait presque bizarre que tu accepte aussi rapidement maintenant, après toutes ces péripéties, me taquina-t-il en partant d’un grand rire. Enfin, je te propose de terminer ton année scolaire ici, puis d’emménager à Paris pendant les vacances. C’est d’accord ?

    - C’est d’accord, acquiesçai-je. On ne vit qu’une fois, n’est-ce pas ? Et puis qu’est ce que je risque ? Ce serait vraiment pas de chance que ça débouche sur un truc vraiment vraiment chelou, après tout !



>> Et In the Real Life?

    Prénom : (facultatif) Marine
    Âge : (facultatif) 14 ans
    PUF, pseudonyme : (facultatif) Oula y’en a beaucoup ! Je pense que Floral suffira ^^
    Comment avez-vous trouvé le forum? Je cherchais un forum, et je suis tombée par hasard sur celui-ci, qui m’a paru bien sympa.
    Qu'en pensez-vous? Il a l’air vraiment très bien. Il y a suffisamment de membres pour faire tourner le forum de façon fluide, et suffisamment peu pour le rendre convivial. Esthétiquement il est très classe, j’aime beaucoup l’ambiance dark. Enfin, je dirais que le fait que le nombre de topics et de lieux soit plutôt réduit ne rend pas le forum trop cloîtré, mais au contraire très facile d’utilisation. En effet certains forums, pour géniaux qu’ils sont, ont beaucoup de lieux importants qui doivent être présents, et il faut un certain temps de rodage, plus ou moins long, pour parvenir à s’y repérer. Donc celui-ci permet de jouer de façon, disons, confortable dans un espace certes réduit mais où les possibilités restent plus que suffisantes ! Je retrouve vraiment ce petit côté décontracté, ce qui m’a beaucoup plu dans les livres, et qui rend le forum vraiment sympa. Voili voilou, donc en résumé fofo très cool et je suis super contente d’être dessus !
    Le code du réglo : Duchemin ?
    Autre chose? Rien !



Dernière édition par Floral de Lune-Roy le Jeu 5 Jan - 18:50, édité 8 fois
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Tajnar Sybell
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MessageSujet: Re: Agent Stagiaire Floral de Lune-Roy ♕ Un Don et une Malédiction ♛   Lun 28 Nov - 20:39

Bonjour bonjour, petite nouvelle *craquement de doigt sinistre*

Alors, il y a quelques points qui me semble bon de modifier (et oui!) avant que je puisse te valider:

-Ton caractère, qui me semble assez désordonné et peu logique. Tu dis être gentille mais la description que tu fais de toi fais penser au contraire =S il faudrait que tu modifie un peu pour rendre ça plus logique.

-Ton physique ne correspond pas avec ton age. Certes, on peu avoir l'air enfantin mais arrivé à 18 ans, ressembler à une gamine de 13 à peine...bon...

-Tu es étudiante en botanique mais en France, les étudiants ne porte pas l'uniforme (et encore moins de mini jupe!).

-Et, pour finir, ton histoire se termine trop vite: Tu t'arrête à 15 ans mais tu en as 18, il faudrait raconter comment tu à rencontrée Walter et aussi comment tu as finie étudiante en botanique parce que tu ne nous parle nulle par de cette envie.


Oui, je sais, ça fait beaucoup mais ce ne sont que de petit détails que tu pourras régler facilement j'en suis sûr!
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Floral de Lune-Roy
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MessageSujet: Re: Agent Stagiaire Floral de Lune-Roy ♕ Un Don et une Malédiction ♛   Mar 29 Nov - 3:30

voili voilou, message édité ^^ !

  • en effet je ne m'étais pas rendu compte que le caractère était mal expliqué, ça paraissait clair dans ma tête ! Donc j'ai élagué un peu et rendu tout cela plus présentable, dirons-nous

  • concernant le physique j'ai, comme tu l'as sans doute remarqué, modifié mon avatar et quelques petites infos moins importantes

  • eh oui l'uniforme n'est toujours pas obligatoire en France (et c'est bien dommage xD) mais je m'étais fait un petit plaisir ^^ donc c'est modifié

  • quant à la rencontre avec Walter, je comptais la faire dans un flashback dans mon prochain post mais je l'ai donc mise ici


si jamais tu vois (et les autres également d'ailleurs !) des fautes d'orthographe, dites le moi svp, car parfois j'en fait des particulièrement affligeantes !
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Tajnar Sybell
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MessageSujet: Re: Agent Stagiaire Floral de Lune-Roy ♕ Un Don et une Malédiction ♛   Ven 2 Déc - 13:55

mmmh, c'est bon alors ^^ je viens de relire ta fiche et ça me semble correct! Tu peux désormais commencer à Rp et je vais te changer de groupe.
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MessageSujet: Re: Agent Stagiaire Floral de Lune-Roy ♕ Un Don et une Malédiction ♛   

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Agent Stagiaire Floral de Lune-Roy ♕ Un Don et une Malédiction ♛
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